Propriétaires : vous devriez avoir peur de ce sursis pour louer vos passoires
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Face à la crise du logement, le gouvernement a annoncé la remise sur le marché locatif des passoires thermiques (700 000 logements classés F ou G au DPE) sous conditions. Les bailleurs auront 3 ans (en maison) ou 5 ans (en copropriété) pour rénover leur logement. Une mesure présentée comme « pragmatique » par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, mais qui suscite une vague de critiques.
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Le collectif Rénovons dénonce un recul majeur, estimant que sans contrôle régulier, la promesse de travaux risque de n'être jamais tenue. L'association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) fustige quant à elle une mesure qui récompense les bailleurs n'ayant réalisé aucun travaux, tandis que l’UFC Que Choisir alerte sur les impacts concrets pour les locataires : dégradation du pouvoir d'achat et risques sanitaires.
Les blocages structurels restent pourtant bien réels :
- coût élevé des travaux ;
- difficulté à faire voter des rénovations en copropriété ;
- MaPrimeRénov’ frôle l’asphyxie : les délais s’étirent alors qu’il reste 1,1 million de passoires à rénover d’ici 2028.
Du côté politique, la mesure divise. Si certains élus y voient une réponse transitoire nécessaire à la crise, d'autres, comme Marine Tondelier, réclament un encadrement strict avec des loyers réduits de 30 % pour compenser les surcoûts énergétiques supportés par les locataires.
Le ministère assure de son côté que l'ADEME (Agence de la transition écologique) sera chargée des contrôles, avec des amendes à la clé en cas d'absence de travaux, des précisions qui restent à confirmer dans le texte de loi, attendu pour cet été.
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